La réussite de ce projet réside dans l’adoption d’une perspective multidisciplinaire, c’est-à-dire la combinaison entre la psychologie sociale, la science politique et les mathématiques appliquées. Cette conjonction d’expertises se forge une place de choix pour l’étude des processus sociaux, d’autant plus que les chercheurs à la barre de ce projet ont un long historique de collaboration qui a auparavant porté fruit.

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ROXANE DE LA SABLONNIÈRE

Professeure titulaire, Département de psychologie, Université de Montréal

Roxane de la Sablonnière est professeure titulaire au Département de psychologie à l’Université de Montréal. Depuis 2005, elle dirige le Laboratoire sur les changements sociaux et l'identité. Ses recherches portent sur les défis auxquels les gens sont confrontés lorsqu’ils se trouvent exposés à un changement social profond, comme la colonisation qui a affecté les peuples autochtones du Canada ou l’immigration. Elle travaille également auprès d’autres groupes soumis à des changements sociaux profonds, notamment en Mongolie, en Russie, au Kirghizstan et en Afrique du Sud. Le projet sur la COVID-19 s’inscrit dans sa quête de comprendre les changements sociaux et de cerner les interventions les plus bénéfiques pour le bien-être collectif.

JEAN-MARC LINA

Professeur, Département de Génie Électrique, École de Technologie Supérieure de Montréal

Jean-Marc Lina est titulaire d’un diplôme d’ingénieur de l’Institut National Polytechnique de Grenoble, France (1982) en Génie Physique (Nucléaire) et d’un doctorat en Physique Théorique de l’Université de Montréal, Canada (1991). Depuis 1992, il est membre régulier du Centre de Recherches Mathématiques de Montréal où il fonda puis dirigea depuis 2002 le laboratoire PhysNum, principalement dédié à l’analyse par ondelettes et les mathématiques de la neuroimagerie. Depuis 2014, il est chercheur régulier du Centre d’Études Avancées en Médecine du Sommeil de l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal. Depuis 2002, il est Professeur au Département de Génie Électrique de l'École de Technologie Supérieure de Montréal, au sein du réseau des Université du Québec. Ses domaines de recherche portent, d’une part, sur les approches Bayésiennes en neuroimagerie électromagnétiques appliquées à l’épilepsie et l’étude des mécanismes cognitifs pendant le sommeil. D’autre part, ses travaux portent sur l’analyse multifractale des signaux électrophysiologiques cérébraux ainsi que la dynamique des systèmes complexes en psycho-sociologie. Dans le présent projet, son expertise en méthodes d’analyse de la complexité permettra une compréhension rigoureuse des dynamiques de changement appliquées à la COVID-19.

ÉRIC LACOURSE

Professeur titulaire, Département de sociologie, Université de Montréal, méthodologue sénior

Éric Lacourse est professeur titulaire au Département de sociologie à l’Université de Montréal. Il est présentement Responsable du Baccalauréat bidisciplinaire psychologie et sociologie et anciennement directeur du Microprogramme en statistiques sociales. Il s’intéresse dernièrement à l’intégration des approches en apprentissage automatique aux données complexes. Il arbore une perspective multidisciplinaire qui intègre des concepts théoriques provenant de la psychologie développementale et de l'éducation, de la psychiatrie, de la criminologie et de la sociologie. Dans le présent projet, il offrira une expertise méthodologique dans l’analyse des données, ainsi qu’une expertise théorique sur les impacts sociaux du changement en lien avec l’identité et la personnalité.

DIETLIND STOLLE

Professeure James McGill, Département de science politique, McGill

Dietlind Stolle est professeur James McGill en sciences politiques à l'Université McGill et directrice du Centre interuniversitaire pour l'étude de la citoyenneté démocratique (CECD). Elle mène des recherches sur les associations bénévoles, la confiance, le capital social, l'action collective, la diversité ethnique et les nouvelles formes de participation politique. Son livre Political Consumerism-Global Responsibility in Action (2013), publié par la Cambridge University Press (avec Michele Micheletti), a remporté le prix de politique comparée de l'Association canadienne de science politique. Elle a été l'IP pour la deuxième vague de l'étude sur la jeunesse canadienne et co-PI pour l'enquête sur les élections canadiennes (CES). D'autres projets en cours portent sur le rôle de la grossesse dans la mobilisation politique, la radicalisation et la polarisation politiques, l'intégration sociale et politique des réfugiés syriens dans la société canadienne et les attitudes envers la déconsolidation démocratique. Dans le présent projet, Stolle contribue à la conception des études et apporte également son expertise à l’équipe en tant que spécialiste de la recherche par sondage dans les démocraties industrialisées avancées.

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DONALD M. TAYLOR

Professeur émérite, Département de psychologie, Université McGill

Donald M. Taylor est professeur émérite au département de psychologie de l'Université McGill, à Montréal, au Canada. Il a publié de nombreux ouvrages sur la psychologie sociale avec un intérêt particulier pour les relations inter-groupes. Il s'intéresse particulièrement à la situation critique des populations défavorisées, ce qui l’a mené à participer à des projets dans des communautés indigènes, dont en Afrique du Sud et en Indonésie. Son dernier livre s'intitule Towards Constructive Change in Aboriginal Communities : A Social Psychology Perspective, qu'il a co-écrit avec Roxane de la Sablonnière. La collaboration de Taylor est centrale à ce projet, autant pour la réflexion entourant les politiques publiques intégrée dans notre cadre théorique que pour la mobilisation des connaissances. Son expertise sur le terrain nous assure également un lien étroit avec la communauté.

ANNA DORFMAN

Chercheure post-doctorante, Université de Montréal

Anna Dorfman est chercheuse post-doctorale à l'Université de Montréal. Elle a complété sa maîtrise et son doctorat en psychologie sociale à l'Université Ben-Gourion en Israël. Elle étudie les émotions, les cognitions et les comportements impliqués dans les situations sociales difficiles et les conflits interpersonnels. Elle est également experte en matière de prise de décision comportementale, s'intéressant à la coopération, à la confiance et au rôle des normes sociales dans les comportements. Dans ses recherches, Anna a recours à des modèles statistiques complexes et à diverses méthodes de recherche telles que les jeux économiques, les études de journaux intimes et les modèles longitudinaux prospectifs.

MATHIEU PELLETIER-DUMAS

Chercheur post-doctorant, Université de Montréal

Mathieu Pelletier-Dumas est chercheur post-doctorant à l’Université de Montréal. Il a effectué une maîtrise en sexologie à l’Université du Québec à Montréal avant d’entreprendre un doctorat à l’Université de Montréal en psychologie sociale. La qualité de sa thèse doctorale a été reconnue par l’Université de Montréal ainsi que par l’Association de psychologie canadienne. Ses intérêts de recherche portent sur les changements importants auxquels les gens sont confrontés (changements sociaux et personnels), sur l’identité ainsi que sur les comportements négatifs (discriminations, préjugés, comportements disruptifs dans le jeu vidéo).